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Pourquoi facturer au quart d’heure

Le quart d’heure n’est pas une coquetterie d’agence — c’est un changement structurel de relation client. Voici pourquoi.

La promesse du forfait, c’est une fiction

Dans une mission IT classique, le client signe pour 20 jours. Le freelance ou l’agence sait que ça en prendra 12 — ou 30. Personne ne sait à l’avance, mais tout le monde fait comme si. Si le projet déborde, l’agence rogne sur la qualité ou facture des « avenants ». S’il se finit plus vite, le client a payé pour du vent.

Le forfait n’est pas un cadeau de transparence. C’est un transfert de risque qui se paye toujours d’un côté ou de l’autre.

Le quart d’heure remet l’horloge à l’endroit

En régie pure au quart d’heure :

  • Vous payez ce qui est fait, ni plus ni moins. Une session de 38 minutes = 45 minutes facturées. Une journée complète = 32 quarts d’heure tracés.
  • Le suivi est démontrable. Chaque session est horodatée dans votre espace privé — libellé clair, export sur demande. Vous voyez à l’unité où chaque euro va.
  • La discipline est partagée. Si on traîne, ça se voit instantanément. Pas besoin de pression contractuelle — la transparence suffit.

Ce que ça change concrètement

Forfait Régie au quart d’heure
Chiffrage gonflé pour absorber le flou Fourchette honnête + suivi au réel
Avenants si dépassement Ajustement transparent en cours
Risque sur l’agence Risque partagé, mesuré
Mission = boîte noire jusqu’à livraison Vous voyez le temps tomber heure par heure

Et les missions « cadrées » alors ?

Quand vous savez précisément ce que vous voulez, on cadre une mission en heures (« cette refonte = 60 h, fourchette 50-70 »). Pendant l’exécution, on trace au quart d’heure. À la fin, vous payez les heures faites. Si on est sous la fourchette basse, vous payez moins. Si on dépasse, on vous prévient avant — pas après.

Le quart d’heure, ce n’est pas l’absence de cadrage. C’est la traçabilité du temps qui se substitue au pari du forfait.

Et l’abonnement, alors ?

Depuis que Kolombe reprend l’administratif en continu, deux couches coexistent, et on ne les mélange jamais : ce qui tourne tout seul — votre espace, votre assistante dédiée, la veille — est dans le socle, au mois ; le jugement humain — la vérification qui engage, le développement, l’intervention — reste au quart d’heure, visible dans votre espace. L’IA au mois, l’expert à l’heure : vous ne payez jamais deux fois la même chose.

Écrit par Adrien Savalle pour Kolombe. Une question, un retour ?